WordPress propose une fonction de sauvegardes bien utile qui permet de revenir en arrière en cas de souci (mauvaise manipulation, retour en arrière, la touche sur laquelle on a appuyé par erreur parce qu’on voulait juste enlever les poils du chat qui arrête pas de monter sur le clavier…) : les révisions ! Cet outil magique qui permet de voyager dans le temps pour effacer les bêtises possède ses avantages et ses inconvénients ! On va donc voir comment maîtriser cet outil spatio-temporel (moins classe qu’une DeLorean ou une cabine téléphonique anglaise certes).

Les révisions ? Ce truc qu’on fait la veille des examens ?

  Les révisions c’est une fonctionnalité très utile sur WordPress qui consiste à l’enregistrement de ce que vous êtes en train de faire, à intervalles réguliers et de façon automatique. Elles concernent les articles, les pages et les custom-post-type.   Par défaut, WordPress enregistre automatiquement (sans que cela n’affecte ce que vous êtes en train de faire) de 2 façons :
  • Sur la base de données : Toutes les 60 secondes par défaut, et il garde en mémoire toutes les versions enregistrées de votre page ou article depuis sa création
  • Dans le navigateur : Depuis la version 3.6, WordPress enregistre régulièrement dans le navigateur une copie de votre merveille et indique si une version plus récente est disponible. Si une coupure de la connexion internet survient, cela évite de tout perdre, même si on a désactivé l’enregistrement automatique grâce à ce tuto !
  Ces fonctionnalités vont permettre, au moindre problème ou regret, d’aller chercher une version précédente ou actualisée sans avoir à se taper la tête contre le bureau parce que on ne se souvient plus de la tirade exceptionnelle que l’on a écrite les 10 dernières minutes.

Quel est le problème avec les sauvegardes automatiques alors ?

  Question légitime : C’est quoi le souci avec ces sauvegardes automatiques alors si elles sont là pour nous aider ? Hop Pop Up préfère t’il se la jouer « sans filet » par amour du risque ou est-il un fataliste qui prône le « YOLO » (You only live once) pour se prendre la tête avec des outils de sécurité ? Que nenni ! Mais comme tous les outils sur WordPress, il faut quand même bien le paramétrer pour éviter que ça ne se transforme en cimetière de sauvegardes.
Les articles et les pages vont donc sauvegarder des centaines de versions d’eux-mêmes (avec une sauvegarde toutes les 60 secondes ça en fait !) et les enregistrer dans la base de données. Et une base de données quand elle est sollicitée, elle va donner tout ce qu’elle a ! Et on comprend bien que si elle a 235 versions à charger quand on charge une page ou un article il vaut mieux essayer de faire en sorte de la raisonner et la limiter !   Vous l’avez compris, c’est une question de performances ! Pas besoin de tout garder, c’est trop lourd, inutile et ça peut impacter le chargement de votre site avec tout ce que cela implique…   Voyons voir comment simplement dire à WordPress que c’est très bien ce qu’il fait mais qu’il ne faut pas pousser mémé dans les orties !

Comment faire pour limiter les sauvegardes automatiques

  Il existe moult plugins et autres thèmes qui peuvent fournir le précieux sésame pour ouvrir les portes de la configuration de la sauvegarde automatique. Mais ce n’est pas le mieux pour quelque chose d’aussi simple ! Il est bon de rappeler que tout plugin supplémentaire alourdit votre installation WordPress et que dans ce domaine : « lighter is better » ! (Plus c’est léger, mieux c’est).   Ici on va surtout travailler directement dans LE fichier de configuration de WordPress : wpconfig.php !   Pour cela on va aller dans son logiciel de FTP préféré pour aller éditer ce fichier :
  On va ensuite ouvrir le fichier dans son éditeur préféré (Notepad++, Atom, Dreamweaver, Sublime text…) et se placer en bas du fichier (pas obligatoire mais conseillé) pour insérer la consigne pour dire à WordPress ce qu’il va devoir faire concernant les sauvegardes automatiques :    
    Et il nous reste plus qu’à insérer les 2 petites lignes de code suivantes (oui bon 3 si on rajoute le commentaire…) :  
//Révisions des pages et articles
define('AUTOSAVE_INTERVAL', 300); // seconds
define('WP_POST_REVISIONS', 5);
  ATTENTION : Une mauvaise manipulation de ce fichier pourrait faire tomber votre site Internet. Bon, tout ne sera pas foutu et il y a des moyens de réparer les bêtises mais je vous conseille vivement de faire une sauvegarde complète de votre site internet avant de toucher à ce fichier quand même 😉   Quelques explications :  
  • Ligne 2 : On définit l’intervalle de sauvegarde automatique en secondes. Personnellement j’ai mis 5 minutes (300 secondes) mais selon votre capacité à « produire du contenu » vous pouvez l’adapter et l’augmenter ou la diminuer.
  • Ligne 3 : On définit le nombre de révisions à garder en mémoire. Personnellement je ne garde que les 5 dernières mais c’est comme on veut. Le système va donc automatiquement écraser les anciennes sauvegardes par les nouvelles.
  On enregistre le fichier et on le remet gentiment là où il était au début (à la racine de son installation wordpress dans son logiciel FTP préféré), on remplace l’ancien par le nouveau « et voilà » comme disent les anglo-saxons ! Votre installation WordPress ne va plus se traîner sa liste longue comme un jour sans pain de sauvegardes automatiques de toutes les merveilles que vous avez pu créer.  

Pierre-Louis TOUCHARD

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